Prière pour Maman

Quelqu’un vient de dire,
Qu’il faut prier pour les morts,
Soudain je suis troublé,
Comment ou quoi prier?

Si prier est demander,
Si prier est intercéder,
Si prier est supplier,
À qui dois-je m’adresser?

Bien sûr à Dieu,
Au plus haut des Cieux,
Puisqu’il est reconnu,
Le puissant des Lieux.

Je suis vraiment troublé
D’avoir à monter,
Dans un lieu imaginé,
Pour le rencontrer.

On dit que Dieu est partout,
Qu’il est la source de tout,
Qu’il est le centre de la Vie,
Le générateur infini.

Qu’il porte en son sein,
Le dessin du passé,
Le destin du futur,
Le présent éternel.

Qu’en lui naissance et mort,
Sont les cycles de vie,
Éternel mouvement,
Sans fin ni commencement.

Ce qui fait que maman,
Dans son rythme présent,
Me précède dans la danse,
Frénésie du moment.

Je veux bien prier,
Mode du moment,
Mais je sais que Maman,
Est emportée par le vent.

Si la prière est un instrument,
Un vaisseau ou un cerf-volant,
Qui transporte au firmament,
Mon amour présent.

À quoi bon prier,
Et me transporter,
Dans un lieu fabuleux,
Pour te rencontrer.

Si la prière est un instrument,
Pour devenir plus présent,
À l’amour en dedans,
Qui vit déjà intensément.

À quoi bon donc prier,
Quand je vis simultanément,
L’amour au présent,
Et le présent de l’Amour.

Merci chère Maman,
De me donner le présent,
De me rendre conscient,
Que l’amour est hors du temps.